LES CHIFFRES CLES

Aujourd’hui, le défi climatique et humain planétaire nous impose un nouveau regard sur le développement de l’humanité.
Osons regarder la réalité en face, avec pragmatisme et humanisme.
Voici la situation climatique et humaine et les chiffres clés à retenir….

2016 a été l’année la plus chaude jamais enregistrée, avec une moyenne supérieure à celle, exceptionnellement élevée, de 2015. Depuis l’époque préindustrielle, la température moyenne à la surface du globe a augmenté d’environ +1,1°C. Elle est supérieure d’environ +0,83°C à la moyenne calculée  pour la période de référence définie par l’OMM (1961-1990), et quelque +0,07°C au-dessus du record précédent établi en 2015.

Les 16 années les plus chaudes enregistrées font toutes partie du XXIe siècle, exception faite de 1998, pendant laquelle un puissant épisode El Niño a été observé. La température n’est pas le seul paramètre notable cette année 2016 pour le climat mondial : les concentrations en dioxyde de carbone et en méthane ont également atteint des niveaux records.

Quelle sera la température à la surface de la planète Terre au cours de prochaines années, en 2050, 2080 ou 2100 ?

2016, ANNÉE RECORD
POUR LE CLIMAT

 

L’UNIQUE OBJECTIF :
ZÉRO CARBONE

Les émissions mondiales de gaz à effet de serre sont en augmentation accélérée, au rythme de +2,2 % par an (2000-2010) au lieu de +1,3% par an auparavant (1970-2000). Actuellement, la quantité émise dans l’atmosphère est de 54 milliards de tonnes par an (en 2013), contre 49 milliards de tonnes (en 2010).

Pour maximiser les chances de ne pas dépasser le seuil de +2°C d’ici 2100 – réchauffement maximum pour conserver un climat acceptable pour la vie humaine, et surtout pour rester sous un seuil d’irréversibilité du déséquilibre climatique – nous devons diviser par 3 les émissions mondiales de gaz à effet de serre d’ici 2050, puis devenir neutre en carbone à l’horizon 2100.

Aujourd’hui, l’humanité est-elle prête à relever cet immense challenge planétaire ?

Près de 800 millions d’hommes et de femmes souffrent de la faim chronique à travers le monde en ne recevant pas la nourriture dont le corps à besoin, soit 1 humain sur 9. C’est toujours autant qu’il y a 50 ans.

Selon l’ONU, 600 millions de personnes supplémentaires pourraient souffrir de la faim à travers le monde d’ici 2080 en raison des répercussions du changement du climat sur la production agricole et l’accès à l’alimentation.

Pouvons-nous nous résoudre à accepter un monde encore plus vulnérable à la faim chronique ? Quelle est notre part d’humanité ?

LA FAIM
DANS LE MONDE

800

L’AVENIR CLIMATIQUE
EN FRANCE

100

Dans le cadre du dérèglement climatique global, le nombre de jours anormalement chauds va s’accroitre en France dans le futur, dans un horizon proche, moyen et plus lointain (scénario RCP 4.5 du GIEC-2014). A nous de s’adapter à ces nouvelles conditions climatiques, qui vont modifier en profondeur tous les secteurs de notre économie (agriculture, industrie, tourisme…) et nos modes de vies dans nos villes (vague de chaleur, sécheresses, inondations, cyclones…).

Il faut rapidement développer des politiques publiques fortes, afin de tendre vers des scenarios bas-carbone qui sont aujourd’hui possibles, à l’image du scénario 100 % électricité verte (ADEME) et 100 % énergie verte (Négawatt).

Quel climat voulons-nous en France (métropole et outremer) ? Quelle économie bas-carbone pouvons-nous mener dès maintenant ?

LA TRANSITION VERTE
EN FRANCE

Voici le tableau de bord de la transition verte menée en France, à travers 4 indicateurs concrets qui nous permettent de suivre l’évolution au niveau national. Pour ne pas dépasser le seuil de +2°C de réchauffement, l’humanité doit devenir neutre en carbone d’ici la fin du siècle.

Empreinte nationale

Les émissions de gaz à effet de serre (composante CO2) sont actuellement de 532 Mt par an (en 2015). Soit +12 % en 20 ans (477 Mt en 1995). L’objectif est de tendre rapidement vers zéro.

532

 Emissions par habitant

Chaque français émet en moyenne 8,3 tonnes par an (en 2015). Soit +1 % en 20 ans (8,2 en 1995). L’objectif est de tendre rapidement vers zéro (devenir neutre en carbone).

Consommation d’énergie

La consommation d’énergie finale est de 150 Mtep (en 2014). Autant qu’il y a 20 ans (1995). L’objectif est de réduire drastiquement notre consommation (à travers la sobriété et l’efficacité).

146

Énergies renouvelables

 La part d’énergie renouvelable est de 14,9 % de la consommation finale (en 2015). L’objectif est d’atteindre rapidement 100 % d’énergie renouvelable et sobre en carbone.